<< Para-nuit >> est la dénomination de la collection de photographies de Robert NZAOU, photographe professionnel résidant à Pointe-noire. Elle fait partie de l’exposition photographique Kokutan’Art présente à ce jour dans le hall de l’Institut français du Congo (Brazzaville) depuis l’ouverture officielle de la troisième édition du Festival international de la photographie d’auteur de Brazzaville, le 23 mai 2023.

Accessoires et lumières, ce mélange traduisant l’ingéniosité de la population a attiré l’attention de Rosly MAKAYA, 20 ans. Cette étudiante en première année à la Faculté de droit de l’Université Marien NGOUABI, est passionnée de lecture et s’adonne beaucoup à l’observation. Ce qui l’a emmenée à faire une analyse pointue du travail de Robert. C’est le 27 mai dernier qu’elle a découvert ces travaux mettant en lumière la réalité nocturne des commerçants de Pointe-noire. Elle a identifié le photographe à un journaliste qui est allé chercher l’information, la réalité auprès des populations puis l’a traitée et publiée au moyen d’une série photographique. Les lumières au centre des << Para-nuit >> évoquent à la fois un besoin d’éclairage et l’espoir d’exercer dans la lumière. Par ailleurs, le noir autour de ces << Para-nuit >> traduit l’insécurité à laquelle sont exposés ces commerçants qui prolongent leurs temps de commerce jusqu’à très tard dans la nuit.

<< Para-nuit >>, un jeu de mots pour traduire l’élargissement du champ d’action des parasols, destinés à la protection contre le soleil et la pluie. Fasciné a été Robert de voir que les populations usent de ces objets généralement utlisés pendant le jour pour éclairer leurs commerces avec des lampes torche la nuit. Ce, afin d’attirer l’attention des éventuels clients. Cette pratique nocturne très présente dans les marchés de Pointe-noire en l’occurrence celui de Mabanzila, communément appelé << Fond Tié-tié >>, dans le troisième arrondissement de Pointe-noire, Tié-tié est un moyen de communication pour la plupart des teneurs de cabine téléphonique, particulièrement. << Au départ, c’était vraiment de l’esthétique mais après, finalement on comprend que c’est toute une vie qui se passe dans ces para-nuit >>, a laissé entendre Robert.

Selon Rosly, la photographie est un art qui sort de l’abstrait pour s’intéresser au réel. Elle a affirmé qu’on peut oublier un souvenir, mais quand on revoit la photographie, ce souvenir peut nous revenir parce que c’est un moment qui a été capturé sans falsification, avec authenticité. Elle a ajouté que la particularité de la photographie c’est qu’elle ne change pas comme un discours, elle reste telle qu’elle.

Au terme de son étude, l’étudiante en droit a déclaré qu’elle envisage de se faire former en photographie, ce dès que l’occasion se présentera.

Rédactrice : Christevie MOUKENGUE


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